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INSECURITE ET JUSTICE PRIVEE: La Lsdh pose le débat

Face à la montée en flèche des violences basées sur le genre ces derniers temps, dans plusieurs localités du pays, la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) dirigée par l’avocat Assane Dioma Ndiaye tient une conférence-débats sur le thème : «Insécurité et justice privée : quelle lecture à l’aune de l’actualité récente au Sénégal». Ce sera ce samedi 25 mai 2019, à partir de 9 heures précises, à la Fondation Friedrich Eberth Stiftung (Fann Résidence, Avenue des Ambassadeurs). Le thème sera développé par le magistrat Boubacar Fall Ndiaye, juge au Tribunal de grande instance (Tgi) hors classe de Dakar.

Au cours des échanges, il sera sans doute question des récents évènements relatifs aux viols suivis de meurtre perpétrés contre les individus de sexe féminin. Il y a notamment les affaires Binta Camara (Tambacounda), Coumba Yade (Thiès) et le cas de Ouakam. Mais ces 3 derniers exemples surviennent après une série : Seynabou Seck (2006), Ndèye Selbé Diouf (2008), Fama Niane (2009), Bigué Pouye (2014), Fatoumata Moctar Ndiaye (2016), Mariama Sagna (2018), Ndèye Sy (2019)… S’y ajoutent les cas frappés d’impunité. Selon l’Association des juristes sénégalaises (Ajs),  982 cas d’exploitation sexuelle ont été enregistrés sur 1637 cas de violences recensés en 2018. En 2016, 3600 viols ont été recensés par les femmes juristes. 

Cette poussée de la violence faite aux femmes motive certains justiciables à évoquer le retour de la peine de mort tant réclamée par les religieux (Touba, Ndiassane, Léona) et réprouvée, par contre, par l’Eglise. Pour sa part, l’ONG  Jamra propose un referendum à l’effet de permettre aux Sénégalais de décider de leur choix de restaurer ou non la peine capitale qui, on s’en souvient, a été abolie en 2004 sous Wade.

Cette  rencontre de la Lsdh entre dans le cadre du programme d’activités de l’organisation considérée. Elle regroupera plusieurs acteurs et auxiliaires de la Justice ainsi que des membres de la société civile. Avocats, magistrats, étudiants, juristes, journalistes, membres de la société civile, etc. y sont attendus.

C’est la énième activité du genre tenue par la Lsdh après plusieurs autres  organisées à Dakar, Mbour, Fatick et Saint-Louis sur divers thèmes : tortures, longues détentions, justice internationale, terrorisme, politique pénale, magistrature, règlement n°5 de l’Uemoa…

Créée le 25 juillet 2010 à Dakar, la Lsdh est une organisation spécialisée dans la défense et la promotion des droits humains, au Sénégal. Elle est membre de la Fédération internationale des ligues des droits humains (Fidh).  

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